Les pionniers du judo en Charente

 

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En 1952, Tadashi Abe, 3e dan judo, 6e dan aïkido, Michigami, 7e dan judo, Kawaishi, 7e dan judo, Awazu, 6e dan judo. Les ceintures noires étaient attribuées uniquement par les maîtres japonais.

 

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Les premiers professeurs diplômés d’Etat de judo et jiu-jitsu sont Georges Farge, Alcide Gibeaud, Michel Raynaud (1962)Les premiers haut-gradés (6e dan) : Marie-Claire Restoux, triple championne du monde, médaillée d’or aux J.O d’Atlanta, Claude Beau, Michel Castaings, Serge Decoster, Alcide Gibeaud et Patrick Pouzet. Henri Mennessier, décédé, était 7e dan

 

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Les premiers judokas du judo club d’Angoulême en 1947, chez Henri Mennessiers 

Première ligne : Jo Farge, Henri Mennessier, André Nocquet, Albert Marx  et Marc Farge. Deuxième ligne : Génestie, Robert Caillaboux, Michel Raynaud, un inconnu, Michel Gaillard et Claude Vautier

En France en 1938, le judo est méconnu. Mais en Charente, ce sport va connaître très vite un essor considérable. C’est à cette époque qu’à Angoulême, l’un des premiers clubs du sud-ouest, le Judo-Club d’Angoulême, ouvre ses portes. Il est créé par le Professeur André Nocquet.

 

Elève 1er DAN de Maître Kawaishi, André Nocquet anime des entraînements qui rassemblent une dizaine de pratiquants, dans sa salle de culture physique, à Angoulême, 1 rue de l’Evêché. Ils se feront ensuite chez Henri Mennessier, dans le sous-sol de sa maison. Lorsqu’André Nocquet quitte le département, Albert Marx et Henri Mennessier, ceintures bleues, ses élèves, prennent la direction du club d’Angoulême et assurent son développement. Son fondateur continue à favoriser l’implantation du judo en faisant venir dans la région Maître Michigami, (7e dan, futur 9e dan), et Awazu qui transmettent leur expertise et influencent des générations de judokas charentais et assurent le développement du judo.

Awazu à Angoulême

aLa première ceinture noire charentaise a été remise à Robert Caillaboux par Maître Kawaishi en 1950

 

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En 1948, Henri Mennessier quitte la Charente pour fonder le 1er club de judo de Nancy. Albert Marx continue seul à assurer la direction du club d’Angoulême.

 

André Nocquet implante le judo de Poitiers à Biarritz

 

7Fondateur du 1er club de judo en Charente, André Nocquet est né en 1914 à Prahecq, dans les Deux-Sèvres. Il découvre les arts martiaux dès l’âge de seize ans, avec le Ju-Jitsu.

En 1932, il prépare à Paris le Professorat de culture physique et de gymnastique médicale et confie la direction de la salle à Albert Marx et Henri Menessier. Son diplôme

En 1937, il rencontre le Maître Mikinosuke Kawaishi, fondateur du judo français, qui lui décerne la 56e ceinture noire de judo et de self-défense. Il s’installe ensuite à Angoulême rue de l’évêché comme professeur de culture physique, avant d’être mobilisé en 1939, puis fait prisonnier.

En 1945, il remet en état la salle de sport et entreprend de faire connaître le judo à ses élèves. A cette époque, il est sollicité par la police de Bordeaux pour former des moniteurs au judo

De 1947 à 1955, il développe le Judo dans le sud-ouest et forme la plupart des Maîtres de cette région.

En 1949, il découvre l’Aikido, sous la direction de Maître Minoru Mochizuki, puis de Maître Tadashi Abe. En 1955, il est invité au Japon en tant qu’élève à domicile (uchi-deshi) de O Sensei Morihei Ueshiba, le maître fondateur de l'aïkido. Il y reste plusieurs années et se perfectionne en kinésithérapie japonaise. A son départ, il reçoit le titre de Maître d’aïkido du centre mondial japonais. Parallèlement à son étude de l’aïkido, il est chargé d’une mission culturelle pour mieux faire connaître les traditions japonaises en France.

 

En 1982, le Président de la République française le nomme Chevalier de la Légion d’Honneur, pour son dévouement altruiste et sa haute qualification technique, reconnue en Europe et aux Etats-Unis.

 

 

André Nocquet, 4e dan de judo et 8e dan d’aïkido, s'est éteint à l'âge de 85 ans. Son parcours d'homme de BUDO est exceptionnel. A travers un enseignement martial, il avait pour mission d'être porteur d'un message de paix et de non-violence. Il ne s'écarta jamais du sens profond du « DO » et dispensa le message spirituel de O Sensei Eushiba.

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André Nocquet aux côtés de son professeur O Sensei Eushiba. Défenseur de la non-violence, André Nocquet préconisait d’éviter de blesser l’adversaire en cas d’attaque réelle, le traitant non comme un ennemi mais comme un ami en puissance.